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Un angle de l’Isère coincé entre le fleuve et les pistes

Ce coin de département est un angle, au sens propre : le Rhône le ferme au nord, l’aéroport et ses emprises le bordent à l’ouest, et le reste de l’Isère commence derrière le plateau. On n’y passe pas par hasard, on y va. Les gens qui m’appellent de là-bas s’excusent souvent de la distance, comme si Lyon était au bout du monde. Elle ne l’est pas, et elle n’a jamais été un obstacle pour le travail que je fais.

En bas, le long de la Bourbre et du Rhône, ce sont d’anciens bourgs d’industrie. Les usines ont fait venir des bras, les bras ont fait venir des familles, et les familles sont restées. Les cités ouvrières sont toujours là, et autour d’elles les lotissements ont poussé par vagues successives. Charvieu-Chavagneux et Pont-de-Chéruy forment le cœur de cette vie-là : des rues denses, des commerces de bourg, des gens qui se croisent tous les jours depuis trente ans.

En haut, à quelques kilomètres, le paysage change franchement. Le plateau de l’Isle-Crémieu est sec, calcaire, coupé de murets et de bois maigres, et les villages y sont plus petits et plus anciens. Crémieu garde ses vieilles pierres et son allure de cité fermée ; Villemoirieu et Frontonas s’étalent en hameaux autour de leurs routes. Ce contraste se retrouve dans les demandes : on ne vit pas la même solitude dans une cité de Pont-de-Chéruy et dans une ferme réhabilitée du plateau.

Les communes d’où l’on m’appelle

Je ne fais pas de différence entre elles, mais chacune a sa manière d’être à l’écart.

  • Charvieu-Chavagneux et Pont-de-Chéruy : les deux bourgs les plus habités du secteur, marqués par l’usine, où l’on connaît son voisin, son ancien collègue et le cousin de son voisin.
  • Tignieu-Jameyzieu et Chavanoz : d’anciens villages que les lotissements ont largement débordés, avec des quartiers pavillonnaires entiers où chacun arrive et repart en voiture.
  • Villette-d’Anthon et Anthon : la plaine du Rhône, des champs, des zones d’activité, et tout au bout le fleuve qui sert de frontière avec l’Ain.
  • Janneyrias : la plus tournée vers l’ouest, à portée des pistes, une commune où beaucoup travaillent sur la plateforme ou dans les entrepôts autour.
  • Crémieu, Villemoirieu et Frontonas : le plateau, ses bourgs de pierre et ses hameaux, où l’on est vite seul et où tout se remarque.
  • Saint-Romain-de-Jalionas : la charnière, entre le rebord du plateau et la plaine du fleuve, à mi-chemin des deux mondes.

Des familles venues d’ailleurs, et qui savent

C’est la particularité de ce secteur et je la dis sans détour : il a été peuplé par le travail. Des familles y sont installées depuis trois générations, d’autres sont arrivées plus récemment, beaucoup viennent d’Afrique du Nord ou d’Afrique de l’Ouest. Et dans ces familles-là, le travail traditionnel n’est pas une curiosité découverte sur internet. On sait ce que c’est. On a eu une grand-mère, un oncle, un voisin du pays qui s’en occupait. On sait aussi qu’on n’en parle pas à table.

Cela change la nature de nos premiers échanges. Ailleurs, je passe du temps à expliquer ce qu’est une levée de sort, pourquoi je demande des noms et des dates, ce que signifie un blocage qui revient toujours au même endroit. Ici, très souvent, la personne me le dit avant que je le demande, parce qu’elle a mis un mot sur ce qui lui arrive depuis longtemps déjà.

Je ne prends pas cette connaissance pour acquise pour autant. Savoir de quoi il s’agit ne veut pas dire avoir raison sur son propre cas, et il m’arrive de dire à quelqu’un que ce n’est pas de mon ressort. Une demande peut être refusée : c’est plus honnête que d’accepter un travail dont je sais qu’il ne mènera nulle part.

Quand une personne sait déjà nommer ce qui la bloque, mon travail ne commence pas plus tôt : il commence mieux.

Le poids de l’entourage

L’autre réalité de ce secteur, c’est la densité des liens. Dans un bourg comme Pont-de-Chéruy ou dans une cité de Charvieu-Chavagneux, on ne bouge pas sans que quelqu’un le voie. Ajoutez à cela une communauté où les familles se connaissent, se fréquentent, se marient entre elles, et vous obtenez une surveillance qui n’a rien de méchant mais qui est permanente. Une femme qui consulte un praticien redoute rarement le praticien : elle redoute que sa belle-sœur l’apprenne.

C’est pour cela qu’on m’appelle le soir, qu’on me rappelle depuis la voiture, qu’on me demande de ne jamais laisser de message. C’est pour cela aussi que certaines personnes préfèrent faire la route jusqu’à Lyon, où elles ne croiseront personne, plutôt que de recevoir une visite chez elles. Je m’adapte à cela sans poser de question, parce que ce n’est pas un caprice : dans un village, la discrétion est une condition, pas un confort.

Ce qui se dit entre nous reste entre nous. Je ne parle d’aucun dossier, je ne cite jamais personne, je ne confirme à personne qu’un tel m’a contacté, même si c’est un proche qui appelle. Je travaille avec celui qui me parle, et je ne raconte rien à qui que ce soit d’autre.

Les demandes qui reviennent le plus ici

Le secteur est familial, avec beaucoup de foyers où deux salaires font tourner la maison et où le moindre grain de sable se paie cher. Cela se sent dans ce qu’on me demande.

  1. Le retour d’un conjoint parti, ou une réconciliation après une rupture que la famille des deux côtés commente déjà.
  2. L’entente du couple quand les deux vivent sous le même toit mais ne se parlent plus, souvent sur fond de fatigue et d’horaires décalés.
  3. Les tensions de famille et de voisinage, très présentes là où l’on vit les uns sur les autres et où une brouille dure des années.
  4. Le sentiment d’être bloqué : un emploi qui ne vient pas, un dossier qui n’aboutit jamais, une malchance qui s’acharne toujours au même moment.
  5. Le désenvoûtement, la levée de sort et la protection contre le mauvais œil, demandés ici avec des mots précis et sans gêne.
  6. Les affaires : un commerce de bourg qui ne démarre pas, une petite entreprise qui perd ses clients sans raison visible.

Venir à Lyon, me faire venir, ou ne pas bouger du tout

Trois formules, et aucune n’est meilleure que les autres. Je reçois à Lyon, sur rendez-vous : depuis Tignieu-Jameyzieu, Chavanoz ou Saint-Romain-de-Jalionas, c’est une demi-heure de route, un peu plus aux heures chargées. Je me déplace aussi, à domicile, quand la situation le demande — une personne qui ne conduit plus, un foyer qu’on ne peut pas laisser.

Et je travaille entièrement à distance quand c’est ce qui convient le mieux. Beaucoup de gens du plateau choisissent cette voie : tout se fait par téléphone, sans qu’aucune voiture inconnue ne se gare devant chez eux. Ce qui compte, c’est ce que vous me confiez et ce que j’en fais ensuite, pas le nombre de kilomètres entre nous.

Comment cela se passe, concrètement

Le premier échange est gratuit et n’engage à rien. Vous m’expliquez la situation, je pose mes questions, et je vous dis franchement ce que je comprends de l’origine du blocage, ce qui peut être entrepris et ce qui ne le peut pas. Le tarif est annoncé à ce moment-là, avant tout engagement de votre part, jamais pendant ni après.

Si vous décidez de continuer, on choisit ensemble la forme du rendez-vous — cabinet, domicile ou distance — puis le travail est engagé. Ensuite, je fais des points réguliers avec vous jusqu’à ce que les choses évoluent. Les délais dépendent de chaque situation et de son ancienneté ; je ne fixe pas de date d’avance et je me méfie de ceux qui le font.

Me joindre

Vous pouvez m’appeler ou m’écrire sur WhatsApp au 06 24 64 37 41, à toute heure, 24h/24 et 7j/7. Si vous préférez l’écrit, mon adresse est [email protected]. Dites-moi d’où vous appelez, ce qui vous arrive, et si vous souhaitez venir à Lyon, que je me déplace chez vous ou que tout se fasse à distance. Le premier échange ne vous engage à rien, et il reste entre nous.

Exposer votre situation

Je réponds 24h/24 et 7j/7, par téléphone ou sur WhatsApp, à Lyon, dans sa métropole et partout en Auvergne-Rhône-Alpes. Le premier échange est sans engagement.

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