Une plaine où l’on ne vit pas tous aux mêmes heures
L’est lyonnais n’a ni coteau ni vignoble. C’est une plaine large, coupée de routes droites, où les villages se sont retrouvés entourés de champs, puis de hangars, puis de parkings d’entreprise. On y habite un pavillon avec un jardin et on travaille à dix minutes, dans un entrepôt ou sur la plateforme aéroportuaire. Le confort est réel, et la contrepartie tient aux heures.
- Jonage et Jons, tout au bout de la plaine, le long du canal et du Rhône : des bourgs bordés d’eau et de terres cultivées, à une vingtaine de minutes de Lyon quand la route est libre, beaucoup plus quand elle ne l’est pas.
- Pusignan et Colombier-Saugnieu, qui vivent sous les trajectoires : on y habite à côté de l’aéroport et, très souvent, on y travaille aussi, avec des services qui commencent avant le premier vol et finissent après le dernier.
- Saint-Laurent-de-Mure et Saint-Bonnet-de-Mure, étirés le long de la vieille route de Grenoble : un village d’un côté, des zones d’activités de l’autre, et la circulation entre les deux.
- Saint-Pierre-de-Chandieu et Toussieu, où les lotissements s’arrêtent net sur les champs et où l’on prend la voiture pour tout.
- Marennes, petit bourg resté à l’écart des grands axes, et Heyrieux, un peu plus loin sur la route, avec ses commerces et ses habitants qui montent sur Lyon chaque matin, ou chaque nuit.
Le travail posté, et ce qu’il fait au reste
Quand on est en 3x8, on ne vit pas une semaine, on vit un cycle : matin quelques jours, après-midi ensuite, nuit pour finir, puis on recommence. Le corps suit tant bien que mal, mais le reste ne suit pas. Les repas de famille tombent au mauvais moment, les invitations se refusent, les amis finissent par ne plus proposer. Beaucoup de personnes que j’accompagne ici me parlent d’abord de cette impression d’être à côté de leur propre existence.
Il y a aussi ce que ces horaires isolent. Un homme qui rentre à cinq heures du matin de la plateforme et se couche quand sa femme se lève ne se dispute pas avec elle : il ne la voit pas. Une femme qui enchaîne les nuits à l’aéroport et dort l’après-midi ne sait plus ce qui s’est dit à la maison. Le silence s’installe sans conflit, ce qui le rend bien plus difficile à nommer.
Un horaire décalé n’explique pas tout, mais il use lentement ce qui tenait encore debout.
Quand le couple se déphase
C’est la demande la plus fréquente qui me vient de Saint-Bonnet-de-Mure, de Toussieu ou de Pusignan : deux personnes qui s’aiment encore, qui ne se croisent plus, et qui s’en rendent compte trop tard. L’un reproche à l’autre de s’être éloigné, l’autre répond qu’il travaille pour deux. Souvent, quelqu’un d’extérieur est entré dans la vie de l’un des deux, non par grand amour mais par disponibilité : il y avait quelqu’un à l’heure où il n’y avait personne.
Dans ces situations, je regarde d’abord d’où vient la rupture du lien : l’usure d’un rythme, une influence extérieure, une rancune ancienne que la fatigue a réveillée. Le travail que j’engage ensuite, dans la tradition que j’ai reçue de ma famille, vise à apaiser ce qui s’est durci et à rouvrir un passage entre deux personnes qui ne se parlent plus. Les délais dépendent de chaque histoire, et je le dis dès le premier échange.
Les enfants gardés en relais
Quand les deux parents sont postés, la garde se fait en relais : l’un rentre, l’autre part, et l’on se transmet la maison sur le pas de la porte. Les grands-parents dépannent, une voisine prend le mercredi, un adolescent de Saint-Laurent-de-Mure garde son petit frère parce qu’il n’y a pas d’autre solution ce soir-là. Cela tient des années, puis cela casse d’un coup, sur une rentrée, une séparation ou un changement de planning.
On m’appelle alors pour un enfant qui ne dort plus, un adolescent qui se ferme, une maison où tout le monde crie. Je ne suis ni éducateur ni médecin, et je le dis clairement. Ce que je peux faire relève de la protection du foyer et du déblocage d’une situation qui tourne en rond.
Cinq heures du matin, en sortant d’un poste
Beaucoup de premières prises de contact arrivent à des heures que l’on n’ose pas appeler des heures convenables. Fin de poste de nuit, parking encore vide, on a roulé de Colombier-Saugnieu vers Jonage et on s’arrête avant de rentrer, parce que c’est le seul moment où personne ne demande rien. C’est souvent là que l’on se décide, après l’avoir repoussé des mois.
Mon numéro, le 06 24 64 37 41, répond à ces heures-là. Il est joignable 24h/24 et 7j/7, par téléphone comme par WhatsApp, et cela vaut aussi pour un message envoyé à quatre heures du matin auquel je réponds au réveil. Personne n’a à s’excuser d’appeler tôt ou tard : dans ce secteur, c’est simplement l’heure à laquelle les gens sont libres.
Des rendez-vous en milieu de journée plutôt qu’en soirée
Quand un rendez-vous est nécessaire, je le place volontiers au milieu de la journée. C’est le contraire de ce que l’on imagine, mais c’est ce qui convient ici. Une personne qui a fini à six heures du matin dort jusqu’en début d’après-midi et n’a rien à faire de ses heures de battement ; une personne qui prend son poste à quatorze heures a toute sa matinée. En semaine de nuit, on préfère souvent monter à Lyon vers onze heures, quand la route est calme.
Cela règle en même temps la question de la discrétion. Dans un village de la plaine, une voiture garée devant une porte se remarque, et tout finit par se savoir. Un rendez-vous pris en milieu de journée à Lyon, sur un trajet que l’on fait déjà, ne demande d’explication à personne. Pour ceux de Jons, de Marennes ou de Heyrieux qui préfèrent ne pas se déplacer, le travail se fait aussi entièrement à distance, par téléphone ; je me déplace à domicile lorsque la situation le demande.
Une prise de contact se déroule toujours de la même façon :
- Vous m’appelez ou vous m’écrivez, à l’heure qui vous arrange : ce premier échange est gratuit et n’engage à rien.
- J’écoute la situation et j’étudie le cas : d’où vient le blocage, ce qui peut être entrepris et ce qui ne peut pas l’être. Le tarif est annoncé à ce moment-là, avant tout engagement de votre part.
- Si nous décidons de continuer, nous convenons d’un rendez-vous au cabinet de Lyon, d’un déplacement à votre domicile si c’est justifié, ou d’un suivi entièrement à distance.
- Le travail traditionnel n’est engagé qu’après votre accord.
- Nous faisons ensuite des points réguliers, à des heures compatibles avec votre planning, jusqu’à ce que la situation évolue.
Ce que je fais, et ce que je refuse
J’interviens sur le retour et la réconciliation dans le couple, la voyance sentimentale et la médiumnité, le désenvoûtement et la levée de sort, la protection contre le mauvais œil, le déblocage personnel et professionnel, les soins et le magnétisme, les tensions de famille, de foyer et de voisinage, ainsi que les affaires de commerce. Cela couvre Lyon, sa métropole et l’ensemble de l’Auvergne-Rhône-Alpes.
Il m’arrive aussi de refuser. Quand une demande vise à nuire à quelqu’un, quand elle relève d’un médecin, d’un avocat ou d’un service social, je le dis au premier échange plutôt que de laisser quelqu’un s’engager pour rien. Je ne promets aucun résultat certain, ni date, ni chiffre : ce que j’annonce, c’est la nature du travail et la façon dont nous le suivrons.
Me joindre
Vous pouvez m’appeler ou m’écrire sur WhatsApp au 06 24 64 37 41, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, ou envoyer un message à [email protected] en décrivant votre situation dans vos mots. Le premier échange sert à comprendre, il est gratuit et il n’engage à rien. Que vous soyez de Pusignan, de Saint-Pierre-de-Chandieu ou de Heyrieux, nous trouverons une heure qui tient dans votre semaine, y compris si votre semaine commence à cinq heures du matin.